Pour une trame verte écologique entre le bois de Serres et le vallon de Rochecardon !

Bois de Serres

Au 1er semestre 2020, l’équipe d’Horizon d’Ailes et les étudiants de l’école Sup’écolidaire ont planché ensemble sur une étude de faisabilité de trame verte écologique entre deux réservoirs de biodiversité de l’ouest Lyonnais, que sont le vallon de Rochecardon (Limonest) et le bois de Serres (Dardilly). Les étudiants ont présenté leur travail en Juin, à des membres de la Métropole de Lyon, et de la ville de Dardilly. On vous fait le résumé.

Les villes créent de vraies fractures dans la continuité écologique du paysage, néanmoins elles peuvent accueillir localement une biodiversité d’une densité impressionnante. Ces zones, que l’on nomme réservoirs de biodiversité, peuvent être des parcs, friches ou d’autres zones spécifiques végétalisées pour l’occasion. Elles favorisent le développement des espèces, et permettent au citoyen urbain d’entrer facilement en interaction avec la Nature.

Néanmoins, l’épanouissement de la biodiversité passe pour beaucoup par la mobilité des espèces, qui leur permet d’adapter leur habitat en fonction des ressources disponibles. Les réservoirs de biodiversité urbains présentent ainsi leurs limites : l’exemple le plus flagrant est Central Park à New York, lieu complètement entouré de zones minéralisées. C’est ainsi qu’interviennent les trames vertes : ce sont des couloirs écologiques, allant d’un réservoir de biodiversité à un autre et permettant la mobilité des espèces végétales et animales entre les deux zones. Ce sont autant de chances démultipliées pour le développement de niches écologiques importantes !

Les étudiants de l’école Sup’écolidaire ont donc travaillé à l’étude de la faisabilité d’un tel corridor entre le bois de Serres et le vallon de Rochecardon. Le bois de Serres est un important biotope de l’ouest lyonnais. Quant au vallon de Rochecardon, si il correspond à une bande végétale assez fine, il présente néanmoins la qualité de s’étirer sur une longueur importante, en allant presque rencontrer la Saône. On raconte que certaines bénévoles d’Horizon d’Ailes y auraient vu un pic vert, ainsi qu’un milan royal posé sur une branche…

Les étudiants ont analysé l’espace entre les zones arborées. La zone au nord, moins minéralisée et plus fine, a été celle choisie pour l’étude de faisabilité.

On peut voir sur la carte ci-dessus que les étudiants ont analysé une zone potentiellement exploitable pour y tracer une trame verte. Malgré de nombreuses fractures, dont notamment la M6, les quelques friches, ainsi que la présence de l’école d’horticulture de Lyon sont de bons indicateurs permettant d’envisager un tel projet citoyen.

Un projet citoyen avant tout

Au-delà d’un potentielle faisabilité technique, les étudiants ont souhaité sonder la sensibilité des usagers de la zone identifiée aux problématiques de biodiversité. Si la situation sanitaire et le confinement n’ont pas aidé (ce travail a été mené en Avril 2020), plusieurs usagers, notamment d’entreprises du campus Techlid, se sont prêtés à l’exercice et les résultats furent plutôt positifs !

Un sondage a été proposé à plusieurs usagers de la zones concernant un potentiel projet de trame verte.

Nous pensons, à l’association Horizon d’Ailes, que de tels projets structurants doivent avant tout faire l’objet d’une solide assise locale. Ainsi, nous souhaitons continuer à sensibiliser les personnes de cette zone à l’importance de la biodiversité.

Le projet étudiant va être repris au second semestre 2020, et les étudiants vont donc cette fois particulièrement creuser l’intérêt que pourraient avoir certaines entreprises notamment, à s’inscrire dans un tel projet. En effet, la recherche met en avant l’effet bénéfique de la proximité de la biodiversité, comme par exemple cette étude publiée dans la revue The Condor, en 2015.

Si une telle entreprise nécessite beaucoup de travail, et se positionne sur le long terme, nous pensons que de petites actions en faveur de la biodiversité, portant une cohérence globale, permettront aux espèces de se développer, petit à petit, en pas japonais, jusqu’à ce que de vrais aménagements soient menés !

 

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